Arbre

1998

Frissonnements des ombres de l’arbre
À la fenêtre, branches prises dans
Tes mots, chanson apprise sur les
Lèvres, l’aveu à travers les feuilles

Des nervures de l’exaltation
La sève élaborée parcourt
Le chemin profond de nos ébats

Nous nous sommes encerclés de nos bras
L’un à l’intérieur de l’autre
Dans la fureur d’un centre de soi

2023

Il a poussé à chaque rencontre dans le voile de mes paroles, impatient de prendre racine en toi, quand il ne l’aurait pas fallu – certaines greffes sont indésirables

Il pousse chaque nuit dans le souvenir entêté des rêves – avons-nous vécu toutes ses joies, avons-nous fait l’amour si longuement ?

Il pousse à l’opposé du ciel – mes yeux se perdent dans des frondaisons folles qui me cachent le jour – que ferais-je aujourd’hui, sous la terre, des vibrations de lumière ?