Je vois tomber lentement la robe de toujours, je demeure nue, marionnette usagée, blessée par les caresses impatientes
La silhouette qui répond à mon nom s’éloigne, elle traque la source du torrent, ses pas sont ceux du temps
Naissance, partance, désespoir doux des hymnes de la chair. L’aube viendra affleurer les gestes courbes que le froid n’abolit plus.
Quelle comédie de ma vie ai-je joué jusqu’au bout, avec sur la langue le goût salé de ceux que j’ai aimés ?
Pourtant, je suis vivante jusque dans le creux liquide de la tombe.