Ce que les lecteurs nous disent: échos, impressions et confidences autour du Divan double

Mai 2025

« Le divan double » m’accompagne partout. Il est devenu, depuis sa découverte récente, mon livre de larmes et de joies. Aussi voulais je simplement vous remercier de m’avoir précédé sur mon chemin amoureux et poétique, et, par vos mots, d’être une source où me rafraîchir et me régénérer dans ma marche. Merci. Christian

Novembre 2024

Cette envie d’écriture à quatre mains est toujours présente et a été récemment ravivée par la lecture d’un superbe recueil de poésie paru aux Editions Unicité de François Mocaer dans la collection Chantelangue & Compagnie dirigée par Laurent Desvoux-D’Yrek. Il s’agit d’un échange de suc érotique entre Aline Angoustures et Philippe Moron, intitulé Le divan double. En introduction de leur ouvrage commun on peut lire cette citation de Roland Barthes :  » Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l’autre. C’est comme si j’avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots « . Anne Vassivière. It takes two to tango

Septembre 2024

Ce recueil érotique à quatre mains est si beau qu’il est difficile de commenter et même de sélectionner des textes. Chaque vers est à peser. Tout est chaleur et sensualité. Nous sommes en pleine passion amoureuse. C’est la danse du désir mais aussi la passion de l’écriture. Citons, comme dans la préface, Roberto Juarroz : tout amour est le premier », et nous serons dans la vérité de cet ouvrage. France Burghelle Rey

A découvrir ! L’intensité mise en mots par Aline Angoustures et Philippe Moron. Delphine Burnod.

Vous aimez la poésie érotique, courtoise, écrite à quatre mains ? Lisez Le divan double d’Aline Angoustures et Philippe Moron…Les deux premiers poèmes (reproduits) sont écrits par Aline Angoustures. Le deuxième (Blanche) qui évoque l’absence et l’attente a la forme d’un sablier ! Les suivants sont des poèmes en miroir: dans le premier extrait la réponse est différée (poème de 1998, réponse en 2023), dans le deuxième extrait, les poèmes sont écrits dans la même temporalité. Laurence Fritsch

Juillet 2024

Respectivement historienne de formation et ingénieur électro-acoustique, Aline Angoustures et Philippe Moron ont croisé la plume à travers un volume sensible et sensuel, sans vulgarité aucune. Étienne Ruhaud pour Actualitté.

Le divan double sur les ondes

Philippe Moron et Aline Angoustures. Crédit photographique: Laurent Montserrat

Nous avons été invités à parler de notre recueil Le divan double, par le poète Pascal Payen-Appenzeller, dans une des rares émissions de poésie sur les ondes « Promenade et flâneries au domaine de poésie », sur Radio Courtoisie.

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L’émission est diffusée en direct demain 16 août à 10 heures, rediffusée le 17 août à 6 heures et le 19 août à 14 heures. Vous pouvez l’écouter en cliquant sur le lien du direct ou sur les boutons ECOUTEZ EN DIRECT ou POPUP en haut de toutes les pages du site de Radio Courtoisie. Vous pouvez ensuite l’écouter en podcast gratuitement pendant une semaine. Sur les ondes, on peut l’écouter sur la bande FM ou en DAB+ sur les fréquences suivantes : Paris et Île-de-France : 95,6 ou canal 6D en DAB+ ; Caen : 100,6 ; Chartres : 104,5 ; Cherbourg : 87,8 ; Le Havre : 101,1 ; Le Mans : 98,8.


Au cours de cette émission, ponctuée de nombreuses lectures, Pascal Payen-Appenzeller nous a fait le grand honneur de lire en direct un poème qu’il a écrit pour nous. Vous retrouverez ici, avec son accord, ce poème et nos deux réponses.

La nuit dernière tout le visage est venu dans le miroir
La bouche s’est mise à parler
pourquoi ne pas lui confier tes baisers
et le miel récolté lèvres à lèvres
Les oreilles
ces doux coquillages des poètes et leurs princesses
sont posés à l’entrée du monde
où nous entrons
pour prier ces six parfaits bénitiers
pleins d’eau de vie
La langue attend son heure
celle du désir que nous offrons
et pourquoi attendre
depuis l’oubli des épaules
les nuques aux cheveux follets
sont moins printanières
et pourtant en ce temps
j’y vois fleurir
les coquelicots
me permettras-tu de pénétrer
jusqu’à l’entrée des gorges que nous aimons
gorge de la voix gorge des colliers
je me suis placé
à l’horizon de tes yeux
pour y rejoindre tes pensées
et les secrets qui n’appartiennent
pas même au poète
ou à la voix
et maintenant
je peux laisser la parole
faire silence.

A toi pascal


L’horizon du divan
est celui du vide
le trajet de l’absence
j’y étais adossée au miroir
– les secrets, dit-on, ne se formulent qu’à ce prix.
Le poème naissait dans mes pas
corde vibrante dans la gorge
tresse serrée de mots glissants sur les épaules
recherche sans fin
de ce qui, seul, garde la vie
et manquait si absolument –
le désir.
A qui, désormais, l’adresser ?
il se fait murmure dans les bénitiers
il bat sous les pétales d’un coquelicot
– pour demeurer dans le présent, je dois pouvoir le dire encore.
Ton regard l’a croisé
alors il est possible de faire
du silence
une dédicace.

Aline

À quel silence laisser la place
maintenant ? Et à quelle parole ?
Les secrets du poème, dis-tu,
n'appartiennent pas au poète.
Lui leur laisse une voix posée
sur l'horizon d'une pensée,
celle des yeux fous quand la langue
du désir attend son heure.
Là, dis-tu, les nuques aux cheveux
follets. Ici, les coquillages,
et les coquelicots fleuris
sur les joues rondes du printemps.
Plus près, les gorges des colliers
de chair, les oreilles des fées,
et des princesses. Des bénitiers
l'eau coule sur les corps amoureux
Je fais, en cet instant, chemin
inverse pour être dans ton présent –
les fantômes se taisent le temps
d'une conversation. Présent ?
N'est pas ce que tu nommes
existence ? N'as-tu pas misé
sur lui chaque atome de ta peau ?
Ton seul pari pascalien.
Tu connais le coût de la nuit.
Dans le miroir que tu traverses,
lèvres à lèvres, tu en as vu
tout le visage, tu l'as chanté.

Philippe, ballade pascalienne



Nous remercions vivement Pascal Payen-Appenzeller pour son invitation, notre éditeur, François Mocaër, pour l’envoi de notre recueil à Pascal Payen-Appenzeller et Laurent Desvoux-D’Yrek pour son soutien.

Petite précision : l’émission de Pascal Payen-Appenzeller est poétique et non politique et, nous situant dans cette perspective, notre participation n’indique – ou n’indiquerait dans une station à la ligne éditoriale différente ou opposée – aucune prise de position de nature politique.