Nuit

Saul Leiter, Le sommeil, vers 1955.

Quand le jour se fait nuit, buisson pourpre des veines
Le cœur déborde les alexandrins
L’ictus bat la mesure, efface la mémoire
Et l’horloge qui toujours écrit le même mot
S’arrête à ce point
Après la turgescence
La ligne d’étoiles, ponctuation du silence

Bientôt la nuit, bientôt la nuit et ton odeur
Notre dernière lueur

Ce que les lecteurs disent: échos, impressions et confidences autour d’Où subsiste encore ton écho

Juin 2025

D’abord j’ai adoré la construction. Cette thalasso entre amies, je l’ai vécu c’est tout à fait ça, le monde en pause, le retrait du monde. C’est vraiment un livre sur la maternité, sur les mères et on se reconnait. Cette inquiétude, cette solitude, tous ces conseils qu’on se prend ! Par moments, on sourit mais ce n’est pas léger, plutôt sombre. Et il y a cet aspect politique, l’Iran, le voile, très intéressant. Laurence

Je suis bouleversée par ton livre. Il est très beau, très fort. Et quel bel hommage à l’amitié…Marie-Claude

Livre avalé dans la journée ! Vraiment très beau. Philippe

Je ressors bouleversée de ton roman, littéralement et littérairement bouleversée…bravo d’avoir mené à terme ce projet d’écriture qui te tenait tant à cœur et qui mérite sa belle place dans toutes les librairies. Flavie

Mai 2025

Un très beau livre…Aline Angoustures peut continuer de chanter. Elle a dressé un bivouac. Son bivouac…C’est l’écriture…là où la tente est plantée. Nomade  oui, mais plus jamais errante…Jeanne Orient

C’est de plus en plus sombre et j’ai beaucoup aimé cette progression. On attend la suite, ça arrive tout à la fin, on se dit il va y avoir une suite…Pierre

Je l’ai lu assez vite en 3 soirs. J’ai appris plein de choses, notamment sur l’Iran, c’est très intéressant. Olivier

Un magnifique roman qui nous submerge, nous prend aux tripes, nous ramène à notre propre histoire ! On y trouve la puissance de l’amitié, de l’Amour, la vie quoi ! Dominique

Un récit émouvant, dur, coloré et vivant. Les événements sont au présent et au passé, généralement cela m’ennuie et je perd le cours des évènements. Mais là tous ses mouvements sont cohérents dans le temps et facile à suivre. Je recommande vivement (Babelio).

Pour son premier roman, Aline Angoustures s’empare d’éléments biographiques pour emmener le lecteur dans les eaux troubles de la transmission. Qu’est-ce que transmettre au fond, si ce n’est dialoguer, échanger, toucher, se nourrir de l’autre, de ses joies et de ses souffrances ? D’une plume cinglante et maitrisée, parfois crue et vive, elle narre le parcours de ce personnage féminin qui cherche en elle la force de trouver l’écho qui subsiste encore. Ce livre est un cri d’espoir, calme et silencieux. David Valentin pour Le contre hasard

Un roman vibrant de vie. Aline Angoustures nous livre un récit poignant aux éditions de l’Incertain dans lequel se dévoile l’histoire de trois femmes dont les vies résonnent en écho. Le récit d’Aline Angoustures est une véritable ode à la persévérance. Il montre notre capacité à surmonter les épreuves, à rester debout malgré les tempêtes, à devenir des « voleurs d’amphores », c’est-à-dire à s’approprier le passé pour qu’il continue d’exister et prenne corps dans la réalité présente. C’est aussi un rappel que, bien que la vie soit parfois difficile, elle ne peut pas nous vaincre tant que nous n’avons pas accepté de laisser triompher le destin sur nos désirs de vivre, d’aimer et d’être aimés. Blog Mediapart de Laurent Montserrat

Avril 2025

Le bonheur de lecture qui a duré jusqu’à la fin. J’ai admiré aussi le « montage », très réussi, ce jeu entre des lieux, des personnages et des temps différents. Je me suis laissé porter, emporter. Bravo ! Cédric

Février 2025

Je l’ai dévalé… en qq jours. La lecture était aisée, agréable, l’écriture enlevée.  Tout cela m’a plu. Isabelle

J’ai lu Où subsiste encore ton écho, je le trouve vivement écrit, entrainant, touchant à des problèmes susceptibles de toucher le public contemporain. Jean-Marie Laclavetine

Poussière

Photo : Mehmet Turgut publiée sur Deviantart et https://danselabstractiondelavie.blogspot.com/

Le doigt de ma mère sur la table vernie dessine une traînée brillante dans la poussière. Elle va bientôt la faire disparaitre ; la poussière l’effare, elle révèle ses défaillances, cette incompétence qui la poursuit sans pitié. 

Je la regarde travailler, je l’aide un peu, puis je m’arrête ; je regarde les rayons du soleil où la poussière demeure en suspens, scintillante, tournoyante. La poussière révèle le soleil, elle est la dernière lueur du jour, elle est la lumière chaude des lampes la nuit, quand ses paillettes d’or montent et descendent sous les abat-jours. Je la recueille entre les pages d’un grand livre, là où vivent les fées, celles qui gardent la poussière des lutins. Les fées sont des mères, elles incarnent la destinée dont elles empruntent le nom, elles seules peuvent la changer. J’attends longtemps leur venue.

Sur cette vieille photographie, un peu orangée désormais, je me tiens droite devant l’objectif, vêtue d’une longue robe bleu pâle, bordée de fourrure blanche. J’ai sur la tête un bonnet pointu et à la main une baguette magique que couronne une étoile, tous dorés. D’un grand mouvement de main je m’essaie à nous faire entrer dans un conte qui finirait bien.

Cette étoile, je la cherche toujours dans le firmament, perdue entre voie lactée, constellations et comètes. La ligne droite d’un avion traverse le silence et me rappelle cette trace de doigt, cette trace de notre passage sur la poussière du temps.

Ma mère a lutté toute sa vie contre la moindre trace de poussière. Lorsque ce combat lui a paru inégal, elle est morte. Elle voulait être réduite en cendres et dispersée. Voulait elle être, enfin, la poussière féérique qui danse dans l’univers et non la femme qui, entre quatre murs, la traque ?

Écho

Je suis fière et émue de vous annoncer que mon premier roman vient de paraitre aux éditions L’Incertain. Sur le site de l’éditeur vous trouverez la quatrième de couverture.

Quelques informations supplémentaires sur ce livre : le personnage central est une femme aux prises avec ses difficultés de mère. Elle fuit avec une amie, se réfugie dans un paquebot immobile et elles revisitent leurs vies. Et la nôtre. Une histoire qui passe par les rues de Téhéran, l’islamisme, le cannabis surdosé en THC, la génération Z, les traumatismes générationnels … Entre rires et larmes, j’espère qu’il vous embarquera !

Il est en vente en ligne sur la librairie BoD (où vous pouvez aussi feuilleter les premières pages), et les autres plates-formes ainsi que (sur commande) chez votre libraire préféré !

N’hésitez pas à commenter et me faire des retours. S’il vous plait, parlez en autour de vous. Un livre existe par ses lecteurs…

VOIX DES AUTEURS: ALINE ANGOUSTURES ET PHILIPPE MORON (entretien paru dans « ActuaLitté », juillet 2024).

Le divan double : poésie sensuelle à quatre mains La nouvelle collection des éditions Unicité, Chantelangue & Compagnie, semble centrée sur la poésie, comme en témoigne Le divan double, recueil érotique illustré écrit à quatre mains. Lui-même poète, Laurent Desvoux-D’Yrek a choisi de publier des vers érotiques, écrits dans un style merveilleusement lisible. Respectivement historienne de formation et ingénieur électro-acoustique, […]

VOIX DES AUTEURS: ALINE ANGOUSTURES ET PHILIPPE MORON (entretien paru dans « ActuaLitté », juillet 2024).

Possibles

Possibles, revue trimestrielle de littérature « Artisan directeur » : Pierre Perrin


Aujourd’hui je reviens à la présentation d’une revue littéraire, pour vous donner le désir de la savourer, la parcourir et vous abonner : Possibles, qui signifie, selon son directeur, « que chaque poète, ou plus largement écrivain, nouvelliste, romancier, essayiste, ici proposé existe pour votre plaisir de lecture ».

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Éboulement

A propos de « L’éboulement du temps » de Matthieu Lorin, éditions Aux cailloux des chemins.

Ce très beau recueil se lit d’une traite, comme un récit (on notera d’ailleurs qu’il a un peu souffert dans le sac et le RER). Il parcourt la naissance et la jeunesse de l’auteur, alternant les textes en « je » où Matthieu écrit, et semble nous écrire, tant ce livre est un dialogue avec le lecteur, et des textes en « tu » , en italiques, où un autre observe l’auteur, souvent, croit-on deviner, une mère, un frère. De la naissance au jeune adulte, nous parcourons une vie.


Matthieu Lorin écrit des poèmes en prose, courts, de deux à trois paragraphes (rarement quatre). Il met « sur la même ligne de mire corps, souvenirs et monde concret » comme il le dit dans l’entretien mis en ligne sur le site de son éditeur. Il y a en effet une ligne tendue, permanente dans chaque texte et d’un texte à l’autre. L’auteur nous entraîne dans sa vision d’une enfance et d’une adolescence, intime, douloureuse, parsemée des « éboulements » du titre, jusqu’à la naissance de son propre fils, et un peu au delà. La ligne est aussi tendue d’un mot à l’autre, d’une image à l’autre, créant un effet de surprise et transmettant au lecteur toute la violence mêlée à la douceur et au mystère de l’enfance.

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Panorama

A propos de Panorama 1. Articles et entretiens 2005-2021, d’Étienne Ruhaud, illustrations de Jacques Cauda, Éditions unicité, collection Éléphant blanc.

Le titre de cet ouvrage dit bien son ambition et sa générosité. On ne peut manquer de remarquer le lien avec le nom du blog animé par son auteur, Page paysage. Les pages peuvent se contempler comme des paysages, et les paysages, à leur tour, se lire comme autant de pages, écrivit Jean-Pierre Richard, qui a inspiré le nom du blog. C’est la démarche du livre: parcourir la littérature contemporaine comme un paysage, à la fois immense et fragmenté.

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