
La comtesse Anna de Noailles par Ignacio Zuloaga
Je reviens à Anna de Noailles, dont j’avais déjà présenté le poème J’écris à propos du mot Éternité.

La comtesse Anna de Noailles par Ignacio Zuloaga
Je reviens à Anna de Noailles, dont j’avais déjà présenté le poème J’écris à propos du mot Éternité.

Les poètes n’écrivent pas uniquement sur l’amour ou sur les grandes questions universelles mais aussi sur le quotidien, parfois fort merveilleux. Nous en avons la preuve avec Bénédicte Rabourdin et son Gribouilloire. En voici une autre avec un mot de saison, un mot trivial, dans un texte du grand poète portugais Fernando Pessoa.

Emile Verhaeren par Félix Valloton (vers 1896)
Comment mieux l’évoquer qu’avec ce poème d’Emile Verhaeren ? Le mot est ici répété tout au long du poème, directement ou indirectement puisque, à l’instar du deuxième vers -« Voici le vent cornant novembre »- le poète a choisi le mois dont le nom contient le son du mot vent : vɑ̃.
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Le mot clarté me parait être le cœur de ce poème de René-Guy Cadou, dans tous les sens du terme. Il n’apparait certes qu’une seule fois mais dans un vers magnifique en forme de conclusion.
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C’est l’été et le blog va se mettre en pause, pour profiter des jardins, des montagnes, de l’eau et surtout du temps. Pour évoquer cette saison que j’espère heureuse pour vous tous, j’ai choisi le poème « L’été » de Charles Cros.

Le poème d’Apollinaire[1] que j’ai choisi aujourd’hui me parait exprimer parfaitement l’ivresse. Pas l’alcoolisme mais l’ivresse occasionnelle ou la griserie légère qu’offre le vin.
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Paul-Jean Toulet a écrit un fort beau poème sur la querelle amoureuse (et beaucoup d’autres très beaux poèmes bien sûr!). Une dispute de courte durée comme l’indique le passé simple du premier vers de Boulogne : « Boulogne, où nous nous querellâmes ».

Ce poème personnel et inédit joue sur les deux sens du mots transports puisqu’il évoque le déplacement vers un rendez-vous amoureux, réel ou imaginaire.

Ainsi Amour inconstamment me mène. Ce vers du poème Je vis, je meurs de Louise Labé ainsi que la forme du texte, un sonnet d’inspiration pétrarquiste[1], soit la forme la plus achevée de la poésie amoureuse[2], dit assez que l’amour en est le sujet.

Douanier Rousseau, La muse inspirant le poète, 1909 (portrait de Marie Laurencin et Guillaume Apollinaire
Dans le village où je passe l’essentiel de mes vacances, les nuits sont très silencieuses. Mais, parfois, on entend quelqu’un jouer du cor de chasse. Ce son très poignant me rappelle le poème d’Apollinaire qui porte le nom de cet instrument. Le cor est souvent évoqué en poésie : chez Baudelaire (Le Cygne II), chez Victor Hugo (Le Rhin), à qui Baudelaire dédie son poème, chez Alfred de Vigny (J’aime le son du cor le soir au fond des bois) chez Paul Verlaine (Le son du cor s’afflige vers les bois/ D’une douleur on veut croire orpheline), chez Jules Laforgue ( Les Complaintes, Complainte des printemps, Complainte du soir des comices agricoles, Derniers vers, L’hiver qui vient).