1993
Les fenêtres répètent une lumière
De cendre sur la ville
Nulle lune ne luit sur l’eau, le fleuve
Brille de son absence
Forêt de prime angoisse inscrite sur
Les façades du temps
La solitude se perd en silence
Dans le dernier jardin
Ta fenêtre est désormais un ciel
De mystère et le seuil
De ta porte le seul regard posé
Sur ma voix intérieure
Nos yeux se croisent encore sur des vitres
Où dedans et dehors
Se confondent, mais où nos deux voix restent
En pays étrangers
2023
J’ai plus de mots en moi que de souvenirs
Mon cœur, lassé d’attendre, a cessé de
Remonter le temps vers les prières d’amour –
Trop de promesses ont coulé sur les passions
Turbulentes, trop de sourires mensongers –
Il ne bat le pavé des rues qu’en échos
Des pas anonymes déposés chez moi
Naguère, j’ai éteint les lumières de la ville,
Je n’habite guère que les histoires anciennes
Aujourd’hui, je laisse au monde l’enveloppe d’un
Corps, et quelques paroles sans pensée
Au milieu de mon âme pousse une forêt
