J’ai écrit ce poème sur ma mère. Ce n’est pas le seul texte que j’ai écrit ou tenté d’écrire à son sujet. Celui-ci a été publié grâce à Sébastien Doubinsky (Merci Sébastien !) dans sa revue devenue aujourd’hui une maison d’édition libre à but non lucratif Le Zaporogue. Le texte n’avait pas de titre et j’ai choisi le mot disparition, qui est au centre de ce que je tentais d’exprimer avec des références à la fuite physique (les voyages et la vie dans des villes lointaines et sans liens avec le passé), la fuite dans l’effacement des traces et le déguisement (le maquillage), et la disparition qui en est la conséquence. L’écriture peut-être un refus de la disparition.
villes
Pierres

Les pluies de ce mois de juin sur Paris m’ont rappelé un poème que j’ai écrit en 1995. Pour évoquer la solitude dans la foule des villes, j’ai « utilisé », en quelque sorte, les matériaux de construction de Paris, dont la plupart des pierres sont issues de roches sédimentaires (calcaire, argile, gypse, plâtre…). La nature de ces roches rappelle le va et vient des océans qui, dans le texte, fait écho à la pluie.
