Finir

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Une animatrice d’atelier m’avait un jour suggéré un texte titré Mademoiselle Encours (c’était l’époque surannée et coupable où l’on disait encore mademoiselle). L’idée était, je crois, de me faire travailler ce qui m’empêchait de terminer un écrit. De mettre un point final. Kafka écrivit dans son journal intime : Je n’arrive à rien finir, parce que je n’en ai pas le temps et que cela urge tellement au fond de moi. Sans me comparer à Kafka, je ne peux que lui donner raison. Tout court en décalage, surtout aujourd’hui, le temps mesuré par mes divers calendriers (Outlook, gmail) et celui que mon esprit met à saisir ce que je voudrais écrire (bien que je sois passée des carnets aux mails qu’on s’envoie, voire à l’enregistreur vocal du smartphone.)

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Téléphoner

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J’ai un souvenir mitigé du téléphone familial, un modèle crapaud, orange (c’était les années 70), stratégiquement placé près de l’entrée. Mes parents me tendaient parfois l’écouteur pour que je confirme à la famille que nous étions tous vivants. Rien ne paraissait moins évident, puisque nous étions à l’autre bout du monde.

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Ecrire

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J’écris. Si quelqu’un me demande ce que je fais dans la vie, je peux répondre que je suis conservateur. Je susciterai la perplexité, voire la méfiance suivant l’orientation politique de mon interlocuteur et un franc rejet si c’est une femme qui tient à la féminisation des titres. Je peux aussi répondre « je suis catégorie A dans la fonction publique d’Etat ». Cela ne serait compris que d’un fonctionnaire. En réponse à un sondeur, je dirais que je suis cadre. Il me demanderait moyen ou supérieur ? Et je ne saurais pas trop. Suis arrivée assez haut pour dire supérieur ? Moyen, médian, ça m’arrange. Mais, finalement, à tous ceux qui me demandent en quoi ça consiste, je dois dire que j’écris.

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