
Quand j’étais petite fille, le récit familial m’attribue une réplique jugée amusante, quoique révélatrice d’un défaut certain. Ma grand-mère, me voyant courir, m’aurait dit, espérant

Quand j’étais petite fille, le récit familial m’attribue une réplique jugée amusante, quoique révélatrice d’un défaut certain. Ma grand-mère, me voyant courir, m’aurait dit, espérant

Il existe beaucoup de très beaux poèmes sur la pluie. Mais j’ai une tendresse pour celui de Francis Carco que j’ai choisi de vous proposer aujourd’hui. Dans ce poème de 4 strophes de 4 vers en octosyllabes, le poète lie la pluie, l’amour et Paris de façon particulièrement réussie, simple en apparence, lyrique et musicale. Cette alliance du thème de l’eau, de l’amour et de Paris me rappelle ce que j’avais tenté de faire dans Pierres.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais depuis le choc de simplification, je trouve tout très compliqué.
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Petite fille j’ai appris que l’on danse joyeusement sur le pont d’Avignon mais à ses risques et périls sur le pont du Nord, où meurent les enfants obstinés en voulant aller au bal.

Le mot « chose » a, parmi toutes ses significations, celle de désigner le sexe. Il s’agit dans ce cas d’un euphémisme, une figure de style qui consiste à adoucir ou atténuer une idée dont l’expression directe aurait quelque chose de brutal, de déplaisant.


William S.Merwin, source alchetron.com
J’ai acheté au marché de la poésie 2016, chez l’excellente maison d’édition Fanlac, L’ombre de Sirius de William S.Merwin dont la version originale, The Shadow of Sirius est sortie en 2008. J’y ai lu ce poème (Nocturne) qui m’a vraiment fait ressentir avec intensité le moment de la contemplation des étoiles dans un ciel d’été. Sirius est d’ailleurs l’étoile la plus brillante dans le ciel d’été, elle se lève et se couche avec le soleil pendant les jours les plus chauds de l’année, d’où son nom, qui veut dire ardent en grec.

Anna de Noailles, diaporama de Luc-Marie Pouech
Le poème J’écris d’Anna de Noailles (1876-1933) est l’un des très beaux poèmes de la langue française sur l’éternité au sens de « vie éternelle, après la mort ».

Je me souviens du regard de mon père dans le rétroviseur. Il est concentré, j’entends le bruit des pneus sur l’asphalte. Dans la voiture c’est le silence. La nuit, les routes de campagne défilent dans les phares et nous traversons la forêt des contes, emplie de princesses qui s’égarent et de monstres. Je regarde, fascinée. Une ligne discontinue blanche, parfois à demie effacée, nous guide comme les cailloux du Petit Poucet. La peur est contenue à l’extérieur et je me sens en sécurité, je sais que nous arriverons où il entend nous conduire.

Le divan de Freud
Ce texte est un poème d’amour d’un genre particulier, puisqu’il tente d’évoquer l’amour ressenti pour un psychanalyste dans le cours de la thérapie. C’est pourquoi je l’ai appelé transfert, ce mot issu de l’allemand Übertragung (report) désignant l’ensemble des sentiments ressentis par le patient à l’égard de son analyste. En anglais, on emploie le mot transference et en espagnol transferencia).