
Organiser n’a pas de fin. On commence par organiser ses Lego, puis son travail, son mariage et puis, en avance, sa succession et son enterrement.

Organiser n’a pas de fin. On commence par organiser ses Lego, puis son travail, son mariage et puis, en avance, sa succession et son enterrement.


Bernard Dimey et sa fille Dominique
Sans doute est-ce le débat sur la planète, les océans et tout ça qui m’a fait choisir ce texte de Bernard Dimey, pour un point d’actualité poétique, et décalé. Bernard Dimey me direz-vous mais qui est-ce ? Beaucoup d’entre nous ne connaissent de lui qu’une chanson d’Henri Salvador dont il a écrit le texte en une demi-heure, Syracuse.

Pointeuse. Musée de la mine, Saint-Etienne.
Autrefois, on disait pointer. Les ouvriers pointaient. On voyait des fiches glisser dans des appareils gris placés aux entrées des usines. Quand on allait au cinéma.

Ainsi que vous l’avez deviné, je suis en vacances et en province ! Je publie néanmoins, en pleine canicule, un petit billet « bref », inspiré par ce que fait l’âge en moi. Une belle citation de Jorge Luis Borges
Et un lien possible avec Eliot

Remise du prix Gérard de Nerval par Francis Carco 1950. Site des Amis de Jean Berthet
De passage au Marché de la Poésie, j’ai été happée dans une de ces échoppes qui accueillent deux ou trois éditeurs et une femme charmante me lut quelques poèmes de Jean Berthet, un auteur dont j’ignorais et les vers et l’existence. Honte sur moi !

Voici un verbe que je n’ai jamais utilisé dans ma jeunesse, un verbe d’ailleurs que je ne voyais pas jusqu’à très récemment. J’ai appris à identifier, sélectionner, préférer, choisir.

Je me suis promenée récemment près de Notre-Dame, pour m’assurer qu’elle était toujours là, pour oublier les moments d’angoisse que nous avons vécus lorsqu’elle brulait (j’étais alors allée la voir comme si ma présence pouvait la soutenir).

Alphonse de Lamartine – portrait par Henri Decaisne – musée de Mâcon
« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». Ce vers de Lamartine[1] que j’ai appris dans le Lagarde et Michard[2] est la preuve absolue de la supériorité de la poésie. Tout le reste n’est que commentaire et délayage. Mais bon, puisque j’ai décidé d’écrire cette chronique de vivre.com, il me faut développer.

Etienne Carjat, portrait de Charles Baudelaire, 1862
Je n’avais pas osé jusqu’ici parler de Charles Baudelaire, par extrême admiration pour des textes qui m’ont marquée durablement. Et je ne vais pas vous parler de mes préférés, cela viendra sans doute, mais du texte à mon avis le plus fort et le plus troublant sur l’ apparence.