
Ainsi que vous l’avez deviné, je suis en vacances et en province ! Je publie néanmoins, en pleine canicule, un petit billet « bref », inspiré par ce que fait l’âge en moi. Une belle citation de Jorge Luis Borges
Et un lien possible avec Eliot

Ainsi que vous l’avez deviné, je suis en vacances et en province ! Je publie néanmoins, en pleine canicule, un petit billet « bref », inspiré par ce que fait l’âge en moi. Une belle citation de Jorge Luis Borges
Et un lien possible avec Eliot

Remise du prix Gérard de Nerval par Francis Carco 1950. Site des Amis de Jean Berthet
De passage au Marché de la Poésie, j’ai été happée dans une de ces échoppes qui accueillent deux ou trois éditeurs et une femme charmante me lut quelques poèmes de Jean Berthet, un auteur dont j’ignorais et les vers et l’existence. Honte sur moi !

Voici un verbe que je n’ai jamais utilisé dans ma jeunesse, un verbe d’ailleurs que je ne voyais pas jusqu’à très récemment. J’ai appris à identifier, sélectionner, préférer, choisir.

Je me suis promenée récemment près de Notre-Dame, pour m’assurer qu’elle était toujours là, pour oublier les moments d’angoisse que nous avons vécus lorsqu’elle brulait (j’étais alors allée la voir comme si ma présence pouvait la soutenir).

Alphonse de Lamartine – portrait par Henri Decaisne – musée de Mâcon
« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». Ce vers de Lamartine[1] que j’ai appris dans le Lagarde et Michard[2] est la preuve absolue de la supériorité de la poésie. Tout le reste n’est que commentaire et délayage. Mais bon, puisque j’ai décidé d’écrire cette chronique de vivre.com, il me faut développer.

Etienne Carjat, portrait de Charles Baudelaire, 1862
Je n’avais pas osé jusqu’ici parler de Charles Baudelaire, par extrême admiration pour des textes qui m’ont marquée durablement. Et je ne vais pas vous parler de mes préférés, cela viendra sans doute, mais du texte à mon avis le plus fort et le plus troublant sur l’ apparence.

Quand j’étais très petite fille, il parait que j’ai demandé à ma mère, dans un bus : « pourquoi le monsieur il est noir » ? Elle est devenue toute rouge et m’a sans doute expliqué gravement des choses ensuite, des choses qui devaient m’apprendre qu’il existe des peaux noires. Le souvenir m’est resté parce qu’elle avait honte de ma question et de


Palétuviers rouges
Les palétuviers sont les seuls arbres capables de pousser avec les pieds dans l’eau salée. On les trouve sur les rivages soumis aux fluctuations des marées et ils font partie d’un écosystème appelé la mangrove, des forêts tropicales et subtropicales qui poussent le long des littoraux, dans des eaux calmes, saumâtres (mélange d’eau de mer et d’eau douce) et peu oxygénées.

Il existe bien des poèmes sur la chambre, sur ce lieu organisé autour du lit, lieu de l’intime, de la naissance à la mort, dont l’historienne Michelle Perrot écrit « L’ordre de la chambre reproduit l’ordre du monde dont elle est la particule élémentaire ». J’ai choisi celui d’un ami poète, Didier Coste, dont j’aime tant les sonnets et le regard sur le monde et la poésie.